Petit Portrait de Cyril Neves

Cyril Neves est le fondateur des Petits Bidons, des produits ménagers écologiques et efficaces, fabriqués en France avec plus de 99% d’ingrédients d’origine naturelle.

Ton déclic entrepreneur ?

Avant de lancer Les Petits Bidons, je travaillais dans des grands groupes et notamment dans un groupe alimentaire. Ma vision n’était plus alignée avec les choix de ce groupe et je n’arrivais plus à justifier les décisions qui étaient prises. Je me suis dit qu’il était finalement temps de se poser la question de ce dont j’avais vraiment envie et d’avoir un boulot qui fait sens. Pour apporter du sens et être totalement aligné avec mes valeurs, le plus simple c’était finalement de monter ma boîte. Je ne savais pas encore sous quelle forme mais c’était très certainement la meilleure façon de m’épanouir. Assez vite, je me suis retrouvé à faire ma lessive maison et c’est un peu comme ça que tout a commencé !

Quand tu pitches ta boite / ton métier à ta grand-mère ça donne…

Que je vais lui proposer des produits naturels pour laver son linge et sa vaisselle qui ne vont pas la changer de ses habitudes mais qui vont être beaucoup plus propres pour la planète et pour elle.

"On a le droit de consommer ce qu’on veut, mais au moins on sait ce qu’il y a dedans ! Là, c’est juste un manque de transparence totale."

Comment t’est venue l’idée des Petits Bidons ?

En commençant à faire mes produits ménagers moi-même et notamment la lessive. Je me suis dit que c’était super intéressant parce la liste d’ingrédients était courte et les composants connus et naturels. ça m’a fait me poser la question de ce qu’il y avait dans les lessives que j’avais l’habitude d’utiliser et je me suis rendu compte que ce marché était sacrément opaque, puisque la réglementation européenne n’oblige pas d’écrire les listes complètes d’ingrédients. Du coup on retrouve des dérivés de pétrole, des dérivés d’huile de palme, des azurants optiques et c’est impossible de le savoir en regardant les étiquettes, même sur les lessives dites “écologiques”.

 

C’est juste dingue parce qu’en tant que consommateur on ne peut pas avoir un choix éclairé sur ce qu’on consomme puisqu’on n’a pas accès à 100% des infos ! Si on creuse, on sait que les fabricants sont obligés de les donner sur leur site, elles sont pas simples à trouver mais quand tu arrives à les obtenir, tu comprends pourquoi ils étaient réticents à les mettre en ligne. Les Petits Bidons ont été créés en partant de ce constat choquant. Que ce soit en cosmétique ou dans l’alimentaire, il y a une liste d’ingrédients complète donc on peut faire attention à ce qu’on mange, à ce qu’on met sur notre peau. On a le droit de consommer ce qu’on veut, mais au moins on sait ce qu’il y a dedans ! Là, c’est juste un manque de transparence totale.

les petits bidons lessives savons

Comment tu t’es financé ? Dette, levée de fonds, business angels, etc

On a fait une campagne de crowdfunding au tout début. Ça nous a permis de financer toute la nouvelle production. Donc ça, c’était vraiment très chouette parce qu’on a pu tester le produit et le marché. On a pu se rendre compte qu’il y avait des gens qui avaient les mêmes envies que nous en termes de transparence, d’ingrédients naturels et d’efficacité. Ensuite on a eu de la love money et quelques business angels qui sont rentrés dans l’entreprise pour nous aider à nous développer.

Les profils idéaux pour bosser avec toi ?

Il n’y a pas de profil idéal mais quelques qualités importantes. Déjà, il faut quand même être un minimum sensible et engagé à la cause environnementale. Je ne demande pas d’avoir des écolos jusqu’au-boutistes, c’est pas du tout ça ! Mais c’est d’avoir des gens qui ont envie de faire mieux. Nous, on ne joue pas au jeu du “meilleur écolo”. On n’est pas en train de se tirer la bourre à qui a le lombricomposteur le plus performant. L’idée c’est d’accompagner les gens à chaque niveau de leur engagement mais pour ça il faut avoir envie de faire le premier pas. Ensuite, c’est d’avoir des gens qui ont envie de se lever, comme nous, pour changer les choses et de le faire avec bonne humeur et bienveillance.

Ta plus grosse galère ?

Y’en a un paquet ! Pour tous nos lancements, on est quand même sur des formules ou des packs assez innovants. C’est un accouchement qui n’est pas simple en fonction de nos innovations produits. On a lancé une lessive en poudre, zéro plastique dans un emballage 100% carton qui fonctionne très bien. Les 3 dernières semaines ont été une succession de galères ! C’est toujours la course avant le lancement mais chapeau à l’équipe parce qu’ils arrivent toujours à s’en sortir haut la main !

Ta plus grande réussite ?

Moi ce qui me fait me lever le matin c’est : 

1/ Retrouver l’équipe, des gens avec qui j’ai envie de bosser et qui ont envie de changer les choses

2/ La satisfaction des consommateurs et le nombre croissant de clients qui nous recommandent eux-mêmes, sans pub. Les gens sont prescripteurs et c’est une super réussite parce que quand on fait des produits ménagers et notamment écologiques, les gens ne font pas de cadeau sur l’efficacité, la praticité, etc. Donc quand on y arrive c’est qu’on a vraiment réussi à débloquer des trucs importants.

tablettes vaiselle les petits bidons

Quelle est la marque que tu aurais aimé avoir créée ?

Lamazuna. Je trouve que c’est une super boîte. Les engagements, la vision, je trouve que c’est vraiment très chouette. 

Après une boîte très engagée comme Hopaal. Mais aussi Asphalte, qui a créé un modèle qui est très différent de ce qu’on a l’habitude de voir. Ce sont des choses qui me parlent. Puis Patagonia. C’est quand même une marque incroyable !

Le meilleur spot pour un déjeuner d’affaires ?

Un déjeuner c’est fait pour manger, pas pour faire des affaires ! En revanche on peut se prendre un café pour parler business. 

Décris nous ton bleu de travail (tenue de tous les jours)

J’ai des baskets, un jean, un t-shirt.

 

Je me suis toujours habillé comme je voulais et je me souviens que dans les grands groupes on me demandait de mettre des chemises et pas de baskets. C’était il y a 10 ans et on me faisait des réflexions sur le fait d’avoir une chemise pas assez classique ou des baskets au lieu de chaussures. J’ai juste envie d’être dans des vêtements dans lesquels je me sens bien pour travailler.

L’appréciation de professeur dans ton bulletin que tu n’oublieras jamais

J’avais de super notes mais j’étais bavard et perturbateur. J’aimais bien l’animation !

3 personnes / personnalités que tu aimerais embaucher pour compléter ton équipe ? (célèbres ou pas, vivantes ou pas)

Julie Chapon, co-fondatrice de Yuka.

Mike Horn, aux RH.

Celine Dion, sans hésiter en tant que Chief happiness officer !

Ton moment idéal

Mes trajets en vélo pour aller et rentrer du bureau sont assez salutaires parce que ce sont des moments où je n’ai pas de musique (enfin pas tout le temps) et pas accès à mon téléphone. Du coup j’arrive à penser à du pro et du perso de manière assez relâchée. Ça me permet de faire une transition entre mon univers pro et perso. Tout ce qui a été un peu dur pendant la journée, je le laisse au fur et à mesure de mes bornes à vélo. 

Choisis les prochains invités qui se prêteront à notre Petit Portrait !

Lucas Lefebvre ou Nathan Labat, les co-fondateurs de La Fourche

Andrea Hani & Quentin Dupray, les co-fondateurs de Franklin Pet Food

William Hauvette, fondateur d’Asphalte

Découvrez le site  : www.les petitsbidons.fr


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